Mont-Blanc: contrôles quotidiens par la brigade blanche et le PGHM de Chamonix

 

En 2018, une solution a été trouvée pour contrer la surpopulation du Mont-Blanc et ses effets indésirables.

À partir de l'été 2019, les touristes ont besoin d'une licence pour grimper sur la Voie Royale, au sommet du Mont Blanc.

Les gendarmes ont déjà commencé à vérifier si les touristes respectent les nouvelles règles.

image: 
escalade sur le mont blanc
Massif du Mont Blanc, https://en.wikipedia.org/wiki/Main_Page

Surpeuplement en haute altitude

À 4 808 mètres d'altitude, le Mont-Blanc est la plus haute montagne des Alpes et le plus haut sommet de l'Europe occidentale.

Selon The Atlantic, bien que le Mont-Blanc soit le plus haut d'Europe, il n'est pas techniquement le plus difficile à gravir.

En effet, thelocal.fr affirme que le Mont-Blanc ne devrait pas causer de problèmes aux alpinistes expérimentés.

Paradoxalement, quinze personnes sont mortes au Mont-Blanc l'année dernière.

Alors que les officiels estiment que près de 30 000 personnes tentent d’atteindre le sommet chaque été, il ne fait aucun doute que le surpeuplement est l’un des responsables de la mortalité annuelle du Mont-Blanc.

De plus, alors que les entreprises de guide comparent la montée à une "longue marche" à laquelle peuvent participer toute personne en bonne condition physique, le Mont-Blanc est devenu très populaire et les gens ont tendance à sous-estimer ses dangers.

Nouvelle réglementation

En septembre 2018, la préfecture de Haute-Savoie a décidé de fixer des quotas de maximum 214 alpinistes par jour à partir de l'été prochain.

Cette décision a pour objectif de réduire les décès et les accidents sur le Mont Blanc.

Selon Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais, « C’est une décision difficile mais une vraie bonne décision, car le Mont Blanc n’est pas une course comme les autres. »

De plus, à compter du 1er juin 2019, une licence est nécessaire pour gravir le Mont-Blanc.

Les alpinistes sans guide doivent se procurer un permis «gratuit» auprès de l'office du tourisme pour prouver qu'ils occupent un refuge de bonne foi dans un refuge un jour donné

Une "Brigade Blanche" sera créée pour faire respecter les nouvelles règles.

Selon Le Dauphine, la brigade blanche de Saint-Gervais composée de trois guides de haute montagne, en partenariat avec le PGHM de Chamonix, contrôle quotidiennement les justificatifs de réservation dans les refuges des alpinistes qui se lancent dans l’ascension du mont Blanc en plusieurs jours.

Pour le moment, seule une poignée d’individus ont été interceptés sans réservation, mais une solution d’hébergement a été trouvée comme il restait de la place dans certains refuges.

Ce qui ne devrait plus être le cas à partir de cette semaine, les refuges affichant presque complet

Selon dw.com, Les alpinistes qui sont pris en train de camper illégalement risquent une amende de 300 000 € (335 000 $) et même une peine de deux ans d'emprisonnement.

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